Pathfinder
March 31st, 2012, 10:23 AM
SAHEL: Les réfugiés maliens risquent d’être « oubliés »
http://www.irinnews.org/images/2012/201202290732000936.jpg
Photo: Brahima Ouedraogo/IRIN
Des réfugiés maliens à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso
DAKAR, 29 mars 2012 (IRIN) - Le Mali est confronté à la « pire crise humanitaire de ces 20 dernières années » en raison de l’insécurité alimentaire dont souffrent environ trois millions de personnes et des déplacements provoqués par les conflits dans le nord.
Des incertitudes demeurent concernant la localisation et le statut de quelque 93 500 personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDIP) dans le nord du Mali ; de plus, 113 000 réfugiés ont fui le nord pour s’installer dans des pays voisins.
Entre 175 000 et 220 000 enfants souffriront de malnutrition aiguë cette année et l’accès au nord du Mali et aux zones des réfugiés de l’autre côté de la frontière est problématique. Les difficultés actuelles sont aggravées par le manque historique d’intérêt pour le Sahel.
« Jusqu’à présent, les organisations d’aide humanitaire n’ont pas bénéficié d’un accès satisfaisant à ces zones … Il est difficile de mettre cette crise en avant, beaucoup de personnes l’ont oubliée », dit Helen Caux, porte-parole du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) en Afrique occidentale.
L’arrivée de tant de réfugiés coïncide avec une période difficile pour plusieurs pays voisins du Mali, où neuf millions de personnes sont confrontées à une grave crise alimentaire en raison de la mauvaise récolte de 2011 : dans certaines régions, les taux de malnutrition sévère des enfants dépassent les 15 pour cent.
Les Maliens ont commencé à fuir le nord du pays en janvier, lorsque les combats ont repris entre l’armée malienne et les rebelles touareg du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad).
En collaboration avec les gouvernements des pays hôtes, le HCR coordonne la réponse à la situation des réfugiés au Burkina Faso, au Niger et en Mauritanie. Selon ses indications, quelque 113 000 Maliens ont trouvé refuge dans ses pays – 40 000 en Mauritanie, 23 000 au Burkina Faso (selon des statistiques gouvernementales) et 19 000 au Niger, le reste dans d’autres pays.
Les premières estimations donnaient des chiffres plus élevés, notamment parce que de nombreux migrants étaient des retournés Nigériens qui fuyaient le Mali, et parce que nombre de Maliens se sont depuis réinstallés dans leurs villages non loin de la frontière. Il est également possible que des milliers de personnes aient fui les combats de Tessalit et Aguelhoc pour rejoindre l’Algérie, mais le gouvernement, qui préfère ne pas recourir à l’aide extérieure, dirige la réponse, et le HCR ne dispose pas des chiffres officiels.
Au Mali, jusqu’à 120 000 personnes sont accueillies par des membres de leurs familles ou des amis installés dans des camps temporaires et des villages hôtes situés dans et autour des zones de conflit comme Ménaka, Kidal – qui est actuellement le théâtre d’hostilités – et Gao, qui serait encerclée par des rebelles du MNLA consolidant leurs positions.
Lire la suite:
http://www.irinnews.org/fr/Report/95202/SAHEL-Les-réfugiés-maliens-risquent-d-être-oubliés
http://www.irinnews.org/images/2012/201202290732000936.jpg
Photo: Brahima Ouedraogo/IRIN
Des réfugiés maliens à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso
DAKAR, 29 mars 2012 (IRIN) - Le Mali est confronté à la « pire crise humanitaire de ces 20 dernières années » en raison de l’insécurité alimentaire dont souffrent environ trois millions de personnes et des déplacements provoqués par les conflits dans le nord.
Des incertitudes demeurent concernant la localisation et le statut de quelque 93 500 personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDIP) dans le nord du Mali ; de plus, 113 000 réfugiés ont fui le nord pour s’installer dans des pays voisins.
Entre 175 000 et 220 000 enfants souffriront de malnutrition aiguë cette année et l’accès au nord du Mali et aux zones des réfugiés de l’autre côté de la frontière est problématique. Les difficultés actuelles sont aggravées par le manque historique d’intérêt pour le Sahel.
« Jusqu’à présent, les organisations d’aide humanitaire n’ont pas bénéficié d’un accès satisfaisant à ces zones … Il est difficile de mettre cette crise en avant, beaucoup de personnes l’ont oubliée », dit Helen Caux, porte-parole du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) en Afrique occidentale.
L’arrivée de tant de réfugiés coïncide avec une période difficile pour plusieurs pays voisins du Mali, où neuf millions de personnes sont confrontées à une grave crise alimentaire en raison de la mauvaise récolte de 2011 : dans certaines régions, les taux de malnutrition sévère des enfants dépassent les 15 pour cent.
Les Maliens ont commencé à fuir le nord du pays en janvier, lorsque les combats ont repris entre l’armée malienne et les rebelles touareg du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad).
En collaboration avec les gouvernements des pays hôtes, le HCR coordonne la réponse à la situation des réfugiés au Burkina Faso, au Niger et en Mauritanie. Selon ses indications, quelque 113 000 Maliens ont trouvé refuge dans ses pays – 40 000 en Mauritanie, 23 000 au Burkina Faso (selon des statistiques gouvernementales) et 19 000 au Niger, le reste dans d’autres pays.
Les premières estimations donnaient des chiffres plus élevés, notamment parce que de nombreux migrants étaient des retournés Nigériens qui fuyaient le Mali, et parce que nombre de Maliens se sont depuis réinstallés dans leurs villages non loin de la frontière. Il est également possible que des milliers de personnes aient fui les combats de Tessalit et Aguelhoc pour rejoindre l’Algérie, mais le gouvernement, qui préfère ne pas recourir à l’aide extérieure, dirige la réponse, et le HCR ne dispose pas des chiffres officiels.
Au Mali, jusqu’à 120 000 personnes sont accueillies par des membres de leurs familles ou des amis installés dans des camps temporaires et des villages hôtes situés dans et autour des zones de conflit comme Ménaka, Kidal – qui est actuellement le théâtre d’hostilités – et Gao, qui serait encerclée par des rebelles du MNLA consolidant leurs positions.
Lire la suite:
http://www.irinnews.org/fr/Report/95202/SAHEL-Les-réfugiés-maliens-risquent-d-être-oubliés