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Pour faire suite à l'article de Lyro, voici quelques informations supplémentaires, sur les civettes (entre autres), pour les personnes (comme moi) qui ne les connaissaient pas.
CHINE: LE GUANDONG RENFORCE L'INSPECTION SUR LES CIVETTES POUR PRÉVENIR LE SRAS
19 février 2007 (Xinhua)
Guangzhou -- La province méridionale de Chine du Guangdong, la première à avoir rapporté des cas mortels du SRAS en 2002, a renforcé sa surveillance sur les civettes, dont les scientifiques pensent qu'elles pourraient être à l'origine du virus infectieux, afin de prévenir son éruption au printemps.
LA PNEUMOPATHIE ATYPIQUE OU
SYNDROME RESPIRATOIRE AIGU SÉVÈRE (SRAS)
Incubation
Les données disponibles à ce jour indiquent que la durée d'incubation de la maladie serait comprise entre 2 et 10 jours.
Pathogénicité
Il s'agit d'une pneumopathie (infection pulmonaire) fébrile (fièvre >38o) sévère pouvant évoluer vers une insuffisance respiratoire.
L'agent responsable est un coronavirus (rapport complet), mais ne semble pas être le seul à agir. D'autre part il évolue très rapidement, ce qui rendra difficile la mise au point d'un traitement et d'un vaccin.
Voir le tableau tenu d'après les chiffres de l'OMS.
En date du 18 avril, le virus a été séquencé et un coronavirus d'un type nouveau a été formellement identifié par l'OMS.
La maladie se transmet de personne à personne par contact direct avec un malade. La grande majorité des cas concernaient au début de l'épidémie des professionnels de santé.
Les cas rapportés à ce jour en Asie du Sud-Est ont pu êre reliés de manière directe à un autre cas. On suspecte principalement une transmission par l'intermédiaire des sécrétions oro-pharyngées ou respiratoires et peut-être aussi les liquides biologiques.
A Hong-Kong, une forme de la maladie avec des diarrhées importantes s'est propagée par les égouts.
Enfin, les données disponibles à ce jour indiquent que la durée d'incubation de la maladie serait comprise entre 2 et 10 jours.
Diagnostic
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Civette
La civette ressemble à un gros chat aux pattes courtes d'une vingtaine de kilos, avec un corps trapu, un pelage de couleur grise avec des taches noires. Le dos est surmonté d'une crête noire, le cou a des bandes noires et les pattes sont totalement noires.
Le coronavirus est présent chez la civette et des anticorps ont été découverts chez des marchands de la province de Guangdong. Ces personnes n'ont pas développé les symptômes de la maladie. Les chercheurs du centre de recherche sur les maladies de Shenzhen ont trouvé des anticorps du coronavirus chez cinq marchands d'animaux sauvages, mais aucun d'entre eux n'a développé de symptômes. (He Yaqing, directeur adjoint).
Ce coronavirus issu de la civette ou du raton subirait des modifications en pénétrant dans le corps humain qui augmentent sa dangerosité. "L'étude portant sur les n�gociants en animaux sauvages chez lesquels se sont développés des anticorps du SRAS montre que ces derniers, une fois contaminés, ont guéri d'eux mêmes sans qu'apparaissent de symptômes".
Ces scientifiques ont annoncéque le coronavirus de la civette présente une similitude presque parfaite avec le coronavirus trouvé chez les malades de la pneumopathie atypique. La viande de la civette est très appréciée dans la gastronomie chinoise.
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Le raton laveur
Avis du groupe de travail réunissant des membres du Conseil Supérieur d'Hygène Publique de France et des experts relatifs aux mesures de prévention et d'hygiène en cas de suspicion de Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS) au cours des vols aériens
Après avoir pris connaissance des dernières données disponibles concernant le SRAS, le groupe de travail considérant:
1) que l'agent infectieux responsable est probablement un coronavirus, virus respiratoire fragile et sensible aux détergents et désinfectants habituels;
2) qu'il n'y a pas d'argument en faveur d'une contagiosité à partir d'une personne asymptomatique ou en incubation;
3) que le mode majeur de transmission du virus se fait en face à face, par l'intermédiaire des gouttelettes des secrétions respiratoires;
4) que l'air circulant dans un avion est réchauffé et asséché ce qui le rend peu propice à la survie des principaux virus respiratoires;
5) que la gravité de la maladie semble être proportionnelle à la quantité de virus inhalé, ce qui expliquerait la sévérié� des cas observés chez le personnel soignant avant que des mesures de prévention soient instaurées et qui pourrait expliquer la moindre gravité observée chez de nombreux cas secondaires;
6) qu'un message est diffusé, à l'embarquement, à l'ensemble des passagers des vols directs en provenance d�une zone affectée les informant de la conduite a tenir en cas d'apparition de symptômes au cours du vol ou dans les 10 jours suivant leur retour;
7) que selon les recommandations de l�OMS, toute personne présentant des signes de SRAS1 ne doit pas embarquer dans un avion commercial;
Émet les recommandations suivantes:
A) Suspicion de SRAS au cours du vol Au cours du vol
- Si, pendant un vol en provenance d'une zone affectée (cf site OMS� consulter réguli�rement:
www.who.int), un passager semble présenter une fièvre ET des signes respiratoires évocateurs de SRAS1, il convient de prendre les mesures suivantes:
1. Cas possible
(en l'absence d'examen radiologique et biologique) Toute personne présentant l'ensemble des signes suivants: - poussée fébrile (>38oC) et toux - un ou plusieurs signes d'atteinte respiratoire basse (dyspnée, gêne respiratoire) ET un ou plusieurs des éléments suivants: - voyage en Chine (province de Guangdong, capitale Canton, province de Shanxi, Pékin, Hong Kong SAR), Hanoi ou Singapour (voir réactualisation régulière), dans les 10 jours précédant le début des signes - notion de contact avec un cas probable: personne ayant soigné ou ayant vécu avec, ou ayant eu un contact face à face, ou ayant été en contact avec des sécrétions respiratoires d'un cas probable.
2. Cas probable
Tout cas possible présentant des signes de pneumopathie interstitielle à la radiographie pulmonaire ainsi qu'une leucopénie
3. Cas exclus
Tout cas possible pour lesquels les 4 critères suivants sont remplis: - état clinique pas inquiétant - absence d'atteinte interstitielle à la radiographie pulmonaire - absence de leucopénie - absence de contact proche avec un cas probable. Si l'un au moins de ces critères n'est pas rempli, le cas ne peut-être exclus à ce stade et une nouvelle évaluation devra être effectuée 3 jours plus tard. S'il ne répond pas aux critères d'un cas probable, il reste pendant la durée de ce suivi considéré comme cas possible / en cours d'évaluation.
http://www.pneumopathie-atypique.net/maladie.shtml