Un homme âgé de 58 ans, domicilié à Unieux, est décédée la nuit dernière, des suites de la grippe., révèle ce lundi le Progrès...
Les sapeurs-pompiers sont intervenus à son domicile la nuit dernière, ils avaient été prévenus par la famille.
Le quinquagénaire était tombé inanimé. Le Samu s'est rendu sur place. Hélas, la victime n'a pas pu être ramené à la vie.
L'homme avait consulté son médecin vendredi car il ne se sentait pas très bien, il avait du mal à respirer.Tous les symptomes grippaux concordaient, c'est pourquoi le médecin lui a prescrit du Tamiflu.
La semaine dernière, un Stéphanois de 26 ans était décédé de grippe A sans pathologie associée.
Grippe A (H1N1) : un homme soigné au Tamiflu meurt à Unieux
Grippe A (H1N1) : un homme soigné au Tamiflu meurt à Unieux
Un homme de 58 ans, atteint de la grippe A (H1N1) et soigné au Tamiflu, est décédé lundi matin à son domicile à Unieux. Selon les médecins, sa mort aurait été provoquée par un arrêt cardiaque.
Sur la base d’analyses de laboratoire, les autorités du Danemark, du Japon et de la Région administrative spéciale de Hong Kong ont informé l’OMS de l’apparition de virus
H1N1 résistants à l’oseltamivir (médicament antiviral connu sous le nom de Tamiflu). Ces virus ont été découverts chez trois patients qui n’ont pas été gravement atteints et qui ont tous guéri.
Les enquêtes n’ont pas retrouvé de virus résistants parmi les proches contacts de ces trois personnes. Bien que résistants à l’oseltamivir, les virus étaient toujours sensibles au zanamivir.
Les laboratoires du Réseau mondial pour la surveillance de la grippe ont examiné la résistance aux antiviraux pour près de 1000 virus pandémiques H1N1. Dans tous les autres cas, ils étaient sensibles aussi bien à l’oseltamivir qu’au zanamivir. L’OMS et ses partenaires poursuivront le contrôle de la résistance des virus grippaux aux antiviraux.
Sur la base des informations actuelles, ces cas de résistance semblent donc sporadiques. À l’heure actuelle, rien n’indique le développement d’une pharmacorésistance étendue aux antiviraux parmi les virus pandémiques H1N1. Suite à cette évaluation du risque, l’OMS ne modifie pas ses lignes directrices pour le traitement. Les médicaments antiviraux restent un élément essentiel de l’action de la santé publique lorsqu’ils sont utilisés conformément aux recommandations.
Un homme de 58 ans, soigné, entre autres, pour la grippe A, est décédé dans la nuit de dimanche à lundi, vers 4 heures, à son domicile à Unieux. Les médecins ont conclu à un arrêt cardiaque.
« J'ai entendu un bruit, je me suis levée et j'ai trouvé mon mari par terre. Je l'ai secoué, il ne bougeait pas, alors j'ai appelé les secours, explique l'épouse du défunt.
Sapeurs-pompiers et Samu ont tenté en vain de ranimer la victime.
Il avait consulté son médecin le vendredi pour une grippe et s'était vu prescrire du Tamiflu.
Bernard M. présentait plusieurs facteurs de risque dont le tabagisme. Dans son cas, il est vraisemblable que le virus n'a probablement pas été la seule cause du décès. Toutefois, les services de secours ont demandé à son épouse de demeurer à l'isolement quelque temps.
À leur retour en caserne, les sapeurs-pompiers ont procédé à la désinfection des vêtements et du véhicule. Pendant toute la durée de l'intervention, ils ont aussi porté gants, lunettes et masques. Une autopsie a été demandée dont les résultats devraient être connus aujourd'hui.
Bernard était contrôleur à l'agence du Trésor public de Firminy. En signe de deuil, un répondeur annonçait hier : « Le centre de Firminy est fermé pour cause de nécessité absolue ». Contactée, la direction du Trésor public n'a pas souhaité s'exprimer.
A ce jour, personne ne sait vraiment combien de cas de grippe sont déjà apparus dans la Loire. En revanche, les cabinets médicaux sont débordés de patients présentant des syndromes grippaux : fièvre, courbatures, maux de tête, pour l'essentiel.
Pour les praticiens, poser le diagnostic de grippe A, grippe saisonnière ou rhino-pharyngite n'est pas essentiel si le patient est un cas isolé et s'il n'est pas à risque de complications.
D'ailleurs, seuls les cas graves ou groupés ainsi que les personnes fragiles sont placés sous Tamiflu. Les autres suivent généralement un traitement pour faire baisser la fièvre et soulager les symptômes.
Le Grog (Groupement régional d'observation de la grippe) estime que 10 à 15 % des syndromes grippaux sont des vraies grippes. Le laboratoire de virologie du CHU observe un ratio moindre sur les prélèvements qu'il reçoit.
Le professeur Bruno Pozzetto rappelle que le Tamiflu n'est efficace que s'il est pris dans les premières 24 heures (48 heures maximum) après l'apparition des symptômes.
De son côté, l'assurance-maladie préconise la vaccination contre la grippe saisonnière en rappelant que c'est « une maladie infectieuse sérieuse » dont il faut se protéger.
Sachant que l'injection contre la grippe saisonnière doit obligatoirement précéder de trois semaines l'injection éventuelle contre la grippe A, les personnes concernées doivent donc gérer ce calendrier.
Aucun de ces vaccins n'est obligatoire. Celui contre la grippe saisonnière est disponible vendredi en pharmacie. Certains assurés sociaux reçoivent un bon de prise en charge et peuvent se faire vacciner par leur médecin ou directement par un infirmier.
En revanche, on ne pourra accéder à la vaccination contre la grippe A qu'après avoir reçu une convocation respectant un ordre de priorité.